Alors que le second tome de la série Dream Harbor, La librairie du cinnamon roll, vient tout juste d’arriver en librairie, le moment paraît idéal pour revenir sur la réception du premier opus : Le Pumpkin Spice Café. Véritable phénomène d’automne au moment de sa sortie, le roman de Laurie Gilmore (publié en français chez &H) avait enflammé les réseaux… avant de laisser une partie du lectorat sur sa faim. Retour sur les avis du lectorat francophone.
Le Pumpkin Spice Café, une réception contrastée pour un titre pourtant très attendu ?

Lors de sa sortie, Le Pumpkin Spice Café a bénéficié d’une mise en avant exceptionnelle : couverture chaleureuse, jaspage d’automne et communication parfaitement calibrée pour séduire les mood readers. En apparence, tout indiquait un futur best-seller.
Toutefois, si le livre a connu un fort démarrage, la lecture elle-même n’a pas convaincu tout le monde. Sur les réseaux littéraires, les retours oscillent entre enthousiasme sincère et déception marquée. Beaucoup évoquent une intrigue « trop plate », « sans réelle tension », ou des personnages « un peu trop lisses » qu’on ne connaîtpas vraiment. D’autres, au contraire, saluent le ton doux, les descriptions immersives et l’ambiance réconfortante du petit village mis en scène.
Quand le public français découvre la vraie nature du genre cosy romance
Dans le monde anglo-saxon, la cosy romance s’inscrit dans une tradition assumée : celle de la lecture « feel good », proche des téléfilms de fin d’après-midi, où l’on cherche avant tout le réconfort, pas la complexité. Les enjeux sont minimes, les drames mesurés, les émotions douces.
Toutefois, en France, cette approche encore récente se heurte peut-être à des attentes différentes. Beaucoup de lectrices et lecteurs semblent espérer davantage de profondeur, une narration plus structurée ou des personnages mieux travaillés.
Pourtant, si l’on s’en tient à certains retours, les promesses du Pumpkin Spice Café étaient claires : offrir une parenthèse apaisante, légère et sans complexité. En cela, le roman remplit son rôle. Ce décalage entre promesse et perception illustre peut-être, dans une certaine mesure, le temps d’adaptation nécessaire avant que le marché français n’intègre pleinement les codes de la cosy romance, genre très codifié et volontairement « simpliste ».

Le défi du tome 2 : reconquérir un lectorat divisé ?
La parution du tome 2, La librairie du cinnamon roll, pourrait peut-être donner un nouveau souffle à la série de Laurie Gilmore. Néanmoins, une question demeure : cette suite saura-t-elle relancer l’intérêt, ou l’effet de mode s’est-il déjà estompé ? Si l’univers reste fidèle à la douceur du premier tome, les lecteurs les plus critiques pourraient passer leur tour. Pour d’autres, au contraire, c’est précisément cette absence de drame qui fait le charme du genre.
L’avenir de la série Dream Harbor en France dira sans doute beaucoup de choses sur l’évolution du marché : la cosy romance réussira-t-elle à s’imposer durablement ?











